Poésie, le plaisir des mots (Kébec)
Transition
Des feuilles défigurées, d’un rouge massacré.
Un vent frisquet qui voltige, l’arbre peureux.
Sa Majesté Automne me salue chétivement.
Un frissonnement malgré tout, nudité saisonnière.
Je marche tout en piétinant cette beauté déposée.
Divagation d’une solitude où l’oiseau m’interpelle.
Là-haut, la cime dépouille ses splendeurs.
Natation pluvieuse, le corps transpercé.
Autour de moi, un spectacle, rideau sanguin.
Un peu de froidure dans l’éclatement feuilleté.
Soudainement, je rougis d’aise, brise accueillante.
J’applaudis cette nature retirant mes obsessions.
André, épervier
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Vivre!
Dure vie à expliquer en peu de mots,
Parfois, la tristesse écrase l’espoir.
Maintenant, une joie qui refait l’envie.
Un méli-mélo, comment s’y retrouver?
Aujourd’hui, un apaisement solitaire
Mais, cela lui est bénéfique de continuer sa vie.
Ce mérite explose d’une certitude.
Je tente d’avancer sans trop de bruit.
Une contemplation d’une crainte subite.
L’effacer immédiatement, un sourire.
Me voilà enfin heureux, si peu.
Un cœur allégé à tout comprendre.
Possibilité d’exister harmonieusement.
Ne pas se cacher, éblouir sa raison.
Des pas incertains devenus solides.
L’espoir qui garantit nos gestes.
Une passion qui embrasse l’amour.
Liberté de savoir bien l’accueillir.
André, Épervier